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    Regard
    Machine à défibrer le coton

    Tout savoir sur le coton recyclé

    Le coton conventionnel compose 50% de nos vêtements, il emploie 25% des pesticides de la planète pour seulement 3% des terres cultivées. Problématique lors de la culture (autant pour l’humain que pour la planète), il peut aussi l’être en tant que déchet. Mais si on changeait notre vision pour voir nos vieux vêtements en coton comme une nouvelle ressource ?

    Chez Ubac, on a intégré le coton recyclé dans nos gammes de baskets, de casquettes et de chaussettes. Pour comprendre tous les enjeux de cette fibre recyclée, laissez nous d’abord vous faire un petit topo sur les cotons conventionnel et biologique. 

    Une petite histoire du coton

    Le coton est cultivé depuis bien des siècles, notamment en Inde ou en Amérique du Sud. À titre d’exemple, on a retrouvé des tissus de coton chez les indiens du Mexique au sixième siècle avant notre ère. Faisons un petit bond dans le temps pour nous retrouver  en 1613, lorsque la East India Company ramène les premiers rideaux et couvre-lits en Angleterre. Selon Mario Cappadocia, professeur en biologie végétale à l’Université de Montréal, les anglais aiment tellement ces tissus qu’ils les transforment en vêtements. C’est là que commence l’engouement pour le coton.

    Dans les années 1700, on développe de nouvelles machines pour tisser cette fibre. À l’aube de la révolution industrielle, la production de coton est déjà très mécanisée :

    « En 1788, il y avait déjà plus de 50 000 fuseaux mécaniques dans des usines immenses. En 1820, plus de 7 millions. » Toujours selon Mario Cappadocia.

    Cette production intense permet à l’Angleterre d’investir dans les nouveaux secteurs du charbon, du train et de l’acier, et il devient même moins cher de filer le coton outre-manche qu’en Inde.

    Usine en Angleterre

    De l’autre côté de l’Atlantique, aux États-Unis, le coton commence déjà à faire des ravages socialement. Élément essentiel du commerce triangulaire, des millions d’esclaves sont déportés depuis l’Afrique pour le cultiver, notamment dans les grandes plaines fertiles volées au Amérindiens. 

    Aujourd’hui, le coton est majoritairement cultivé en Chine, en Inde, en Turquie, en Ouzbékistan ou aux États-Unis. Il pose toujours des problèmes sociaux, mais aussi environnementaux.

    Ramassage du coton

    Le problème du coton conventionnel

    Socialement

    Socialement, le coton pose toujours de gros problèmes. Travail forcé, culture et fabrication des vêtements dans des conditions déplorables... Quelques exemples : 

    En Ouzbékistan, lors de la période de récolte en Octobre, 1 million de personnes sont envoyées dans les champs pour du travail forcé. Médecins, ouvriers, fonctionnaires : chacun est forcé à ramasser ces précieuses fibres, en dépit de leur avis et des droits de l’Homme. Pour en savoir plus, vous pouvez regarder l’émission de Cash Investigation. Les Ouzbeks ne sont pas les seuls à être forcés à travailler dans le coton, on pense aussi au Ouïghours qui fournissent le coton de grandes marques de fast fashion.

    Au Penjab, on observe une recrudescence des maladies liées à la quantité énorme de pesticides : insuffisances rénales, maladie du foie, malformations génétiques... Selon Mathilde Cusin, journaliste France 2, à l’occasion d’une entrevue pour Radio Canada à propos de ce reportage pour l’émission Tout Compte Fait :

    « Il y a des malades dans toutes les familles. Les gens savent qu’ils sont malades à cause des pesticides, mais il y a une sorte de fatalité, où les gens ne sont même pas en colère. Ils se disent que c’est comme ça, qu’ils n’ont pas le choix. »

    Champ de coton

    Écologiquement

    Pour l’environnement, le coton n’est vraiment pas doux. Comme vous l’aurez compris, l’un des plus gros problèmes est sa consommation de pesticides. Cela engendre un autre souci : la consommation d’eau. Vous l’avez certainement déjà vu ou lu, mais pour produire un kilo de coton, il faut entre 8 000 et 11 000 litres d’eau. Comment est-ce possible ? D’une part, la plante est très demandeuse en eau. D'autre part, une fois récoltées, il faut laver les fibre de toutes les substances toxiques qui s’y trouvent avant de la filer. Enfin, si on souhaite teinter le tissu, il faudra encore le laver pour bien fixer les couleurs. Ces teintures sont responsable de 80% de la pollution des rivières car 20% des produits (souvent des métaux lourds comme le chrome ou le plomb) ne reste pas fixés sur le textile. 

    En plus de son impact sur les sols et les cours d’eau, le coton ne pousse que dans des endroits précis, comme on vous l’a montré plus haut. L’impact carbone lié à son transport vient s’ajouter à un bilan déjà bien lourd. 

    Et le coton bio alors ?

    Le coton bio, même si il demande bien moins d’eau et aucun traitement, pose quand même quelques questions. 

    Déjà, il y a toujours le problème du transport.

    Aussi, le coton bio l’est-il tout au long de sa vie ? Il y a énormément de labels différents, et tous ne garantissent pas la même chose. Il reste toutefois des labels qui semblent assez fiables, comme le Global Organic Textil Standard, qui comprend différentes appellations assez claires. 

    Étiquette de t-shirt "100% organic cotton"

    Travailler le coton biologique pourrait être une option, mais chez Ubac, on aime mettre en valeur le recyclage, surtout quand on sait que seulement 1% des produits textiles proposés sur le marché le sont. C’est aussi une question de localité : avec 800 kilos de coton consommé par seconde dans le monde, celui qu’on jette à côté de chez nous devient une ressource non négligeable et intéressante à exploiter. 

    Vive le recyclage !

    Le coton recyclé demande peu d’eau, est disponible en grande quantité et localement. Trois grands avantages qui nous ont convaincus, en plus du fait de créer de l’emploi via les filières du tri et de la revalorisation. 

    Notre coton est recyclé et filé en Espagne, à Alicante. La première étape est de trier les matières par couleurs pour éviter de les reteindre et d’utiliser des produits chimiques et de l’eau. Ensuite, on broie les anciens vêtements pour les remettre à l’état de fibre, puis on ajoute un peu de matière neuve (coton ecovero) pour faire du fil et le tisser. 

    Aujourd’hui, il n’est pas possible de créer un tissu assez résistant en étant 100% revalorisé, mais nous avons espoir car de plus en plus d’acteurs du textile s’intéresse à cette matière, donc de nouvelles recherches sont engagées, entrainant un potentiel d’innovation qui nous permettra certainement d’arriver à cet objectif dans les prochaines années. 

    En outre, le coton recyclé possède les mêmes avantages que les fibres classiques, comme la résistance, la douceur et la souplesse. Encore une matière super à exploiter, que ce soit pour des chaussettes, des casquettes ou des baskets !

    Machine à défibrer le coton
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